ENTRETIENS GAGNANTS N° 2 - Edition Sète

La vie des réseaux


Le Bassin de Thau est structuré en nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprises. Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants met en exergue quelques-unes de leurs initiatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.

BOUTIQUE DE GESTION
Accompagner les porteurs de projet sur le long terme
Accompagner les projets de création ou de reprise d’entreprises dans les différentes étapes de leur développement, “c’est-à-dire avant, pendant mais aussi après leur création”, insiste le responsable Jean-Jacques Picon, tel est l’objectif que s’est fixée la Boutique de Gestion du Bassin de Thau.
Créée à Sète en mars 2004, l’association, née dans les années 70 dans le Nord de la France, est également présente à Frontignan, Mèze et Gigean. Au total, une dizaine de conseillers techniques, “tous dotés d’une solide formation et expérience dans le domaine de l’entreprise”, se tiennent à la disposition des porteurs de projet pour les accompagner dans leurs démarches. L’originalité de la structure réside dans la durée de son accompagnement qui se prolonge après la création. Soutenue par les villes de Sète et Frontignan, Thau Agglomération, le Département, la Région, l’Europe, mais aussi le ministère de la Défense, la préfecture de l’Hérault, l’ANPE…, la Boutique de gestion a un panel conséquent d’aides à mettre à la disposition des porteurs de projet. Forte de son savoir-faire, qui a permis la création ou reprise de 233 entreprises sur le secteur de l’Ouest-Hérault en 2007, la Boutique de gestion a créé le réseau Oxygène. Ouvert à tous ses adhérents, celui-ci repose sur le principe du parrainage entre les chefs d’entreprise qui ont créé leur activité et les porteurs de projet. Retrouvez des informations sur le réseau oxygène sur www.entretiensgagnants.com ou dans notre prochain numéro.
La Boutique de Gestion du bassin de Thau
7, Rue de la Savonnerie à Sète
Tél. : 04-67-78-29-47

ENERGIES ALTERNATIVES
L’aventure collective de la coopérative d’activités
Membre du réseau Coopérer pour entreprendre, “Energies alternatives” est l’une des 56 coopératives d’activité qui existent en France. Présente sur Sète depuis l’an 2000, elle accueille, renseigne et accompagne toute personne désireuse de créer son entreprise ou son auto-emploi.
“Seules conditions : adhérer au fonctionnement de la coopérative et être directement opérationnel dans le secteur d’activités choisi”, précise le responsable de l’antenne sétoise. Après une phase d’étude et de création qui peut durer de 3 à 6 mois, si la clientèle est au rendez-vous, le porteur de projet signe une convention morale d’engagements réciproques. Il peut alors développer son activité en bénéficiant d’un hébergement juridique et d’un accompagnement administratif et comptable, tout en étant salarié. En échange, il participe à hauteur de 10% de son chiffre d’affaires aux charges de la SCOP. “Nous signons avec la personne un contrat de travail à durée indéterminée que nous faisons évoluer au fur et à mesure du développement de son activité”, informe Aurélien Fabert. Grâce au réseau d’Energies alternatives, l’entrepreneur bénéficie de l’expérience des autres créateurs de la SCOP.  “Il y a un véritable partage de compétences et de moyens qui se crée”, souligne Aurélien Fabert. L’entrepreneur peut à tout moment cesser son activité. Il peut aussi choisir de sortir de la SCOP ou au contraire y rester en prenant part au capital. “Parmi les SCOP célèbres, on peut citer les Chèques déjeuners ou le magazine Alternatives économiques”, relève Aurélien Fabert.
Energies alternatives Résidence Le Magellan Rue Léon-Magumo à Sète 04-67-78-00-19 Et aussi : Alternatives bâtiment, 25, Bd de Gaulle à Narbonne  Tél. : 04-68-90-65-81 et Synergie - services à la personne - à Sète.

ORVIVA
Faire valoir la “ Fish Valley ”
« Un Français moyen devant lequel on prononce les mots clés “ mer, poisson, aquaculture ” pense à la Bretagne. Il a tort », avance Alain Pigno, « il faut dire Hérault ! » Pour rendre au département sa juste place, un réseau d’entreprises de la filière a été mis à flots. Car le saviez-vous ? L’Hérault concentre un tiers du marché national des poissons dits “ d’ornement ”. « Base historique de l’aquaculture » planétaire, il serait « un phare international, où les professionnels d’excellence sont très actifs ». Un savoir-faire étonnant, mais méconnu. Pour y remédier, les professionnels, soutenus par le Conseil général, se sont fédérés en septembre dernier.
Reconnaissance d’excellence
Une étude d’un cabinet indépendant a identifié dans l’Hérault une soixantaine de structures susceptibles d’intégrer ce réseau, pour un CA global de plus de 10M€ et
120 salariés ! « Toutes n’ont pas encore adhéré », admet Alain Pigno, qui préside la structure. Orviva (ORnemental, VIvant et Aquatique) réunit déjà une vingtaine d’entreprises à l’activité variée. Ses objectifs ? Leur permettre de mieux se connaître, rendre la filière plus visible et travailler sur les critères de qualité. Car Orviva se donne pour vocation de « tirer la filière vers une reconnaissance d’excellence ».  Par-delà les purs aspects commerciaux et leur corollaire en terme d’emploi, l’activité a des atouts à mettre en avant en matière d’environnement. Et le marché serait très large. « En tonnage, la France importe autant de poissons d’ornement que de poissons alimentaires ».

 DCF : savoir cultiver son réseau
Après le bien-être au travail en 2004, le marketing territorial en 2006, les DCF planchent sur les réseaux professionnels et leur avenir.  « Tous les deux ans, nous organisons un congrès national, sur des thèmes liés à l’économie », explique Jean-Pierre Arnaud. Ce coup-ci, du 12 au 15 juin, direction Toulouse. Au menu ? “ Bosse ton réseau d’abord ”. « Nous avons une légitimité à revendiquer ce thème », estime le président national des DCF. Pour sa fédération
(80 ans en 2010), « fonctionner en réseau est une habitude ! »
Plateforme en ligne
Les réseaux - quels qu’ils soient - sont à la mode. Et chez les DCF, cela a même pris une dimension virtuelle avec Eloïse, « plateforme collaborative en ligne ».
Réseaux virtuels, communautés socioprofessionnelles, échanges en web 2.0…
Comment s’y retrouver ? Lors de ce congrès, auquel ont participé les associations biterroise et montpelliéraine, les DCF héraultais
l’ont évoqué.  Et à l’heure du tout réseau, les dirigeants commerciaux de la région montent également au créneau : « les associations de l’Hérault et des Pyrénées-Orientales travaillent sur des rapprochements avec d’autres structures de l’Espagne, du Maroc. Nous avons aussi le projet de créer une association à Casablanca… »
Bosse ton réseau, on te dit !