ENTRETIENS GAGNANTS N° 1 - Edition Beziers

S’appuyer sur la force des réseaux


Plato, pour la performance des pme


Dans un contexte économique régional fragile, partant du constat que « les PME souhaitent se développer mais ne savent pas toujours comment s’y prendre », Francis Marty s’est attelé à « créer et promouvoir un environnement favorable au développement et à l’emploi ». Plato, pour la performance des PME Inspiré d’un dispositif existant en Belgique, “ Plato Ouest Hérault ” a vu le jour en 2002 (avec 106 PME entre Béziers et Frontignan, de secteurs d’activités différents, à forte valeur ajoutée). Sa vocation : favoriser l’échange d’expériences et de transferts en savoir-faire. Après deux années de travail qui ont permis de détecter les besoins, les membres de Plato se sont investis dans deux actions : l’une d’ouverture à l’international (pour développer les relations avec les entreprises marocaines) et l’autre de recherche de la performance globale. Au sein de “ Maïeutica ”, 50 entreprises se sont ainsi engagées, jusqu’au 1er octobre 2007, dans une démarche qui consiste à s’inscrire dans des stratégies de développement, de management et de ressources humaines, avec un accompagnement individualisé dans le temps. « Un diagnostic a été dressé dans les entreprises, permettant d’élaborer un plan d’action adapté à chacune ». Il a d’ailleurs été sans appel : « pour deux tiers d’entre-elles, si nous ne faisons rien dans les cinq ans, elles disparaîtront. C’est une remise en question collective des chefs d’entreprise, une dynamique de groupe qui suscite l’action individuelle ». Plato a bénéficié de nombreux financements, l’accompagnement (par 8 consultants) est gratuit et l’adhésion quasi-symbolique. Une optimisation des forces qui porte déjà ses fruits : entre 2002 et 2005, les entreprises Maïeutica ont créé 253 emplois. Tél 04 67 49 26 10



DCF, une éthique du commercial


« Promouvoir la fonction commerciale et le territoire local », c’est la vocation des Dirigeants Commerciaux de France (DCF), explique Claude Lestocard, le président de l’antenne de Béziers, qui compte une quarantaine de membres. Les conditions requises pour entrer aux DCF : « être chef d’entreprise ou dirigeant commercial. Nous tâchons aussi d’avoir une palette de membres représentatifs du tissu local ». Les critères de sélection sont pointus : généralement, un seul membre par secteur d’activité est accepté. L’association entend « favoriser le développement des entreprises et la formation des futurs commerciaux ». Elle est d’ailleurs « à l’origine de la création de l’Institut des Cadres Supérieurs de la Vente à Béziers, il y a une quinzaine d’années. Nous avons souvent des problèmes en commun (la prospection d’une clientèle spécifique, la rémunération des commerciaux…) ». Avec les DCF, les décideurs « se sentent moins seul ». La finalité est également de « progresser dans la culture commerciale : chaque membre apporte sa réflexion, avec la contribution d’intervenants extérieurs lors de nos réunions mensuelles ». Ce réseau est un lieu de convivialité, d’échanges. « On vient pour trouver des solutions, pas pour faire du business ». Et c’est l’opportunité de faire des rencontres : « l’interconnexion » avec les 96 autres associations locales serait un atout pour ceux qui veulent se décentraliser.Les DCF organisent aussi conférences et manifestations, en collaboration avec des étudiants, des professionnels… Tél 06 10 01 02 59



Le CJD, « l’école du dirigeant »


Voici dix ans qu’est né le Club Alliance Métaux pour le Développement des Industries du Biterrois (CAMDIB). L’oeuvre d’une douzaine d’entreprises de la filière “ travail des métaux ” : des industriels du même secteur, qui se sont unis, dépassant l’enjeu de la concurrence, pour faire face aux exigences du marché. Le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise (CJD) biterrois est présidé par Guillaume Abello. Il regroupe une trentaine de chefs d’entreprise ou cadres « qui disposent d’une autonomie en matière de management et de gestion, ainsi que d’une marge de manœuvre suffisante pour pouvoir conduire le changement, innover et faire progresser leurs entreprises ». Les membres sont issus de différents milieux : du service, comme de l’industrie. « Avant de rentrer dans le mouvement, chaque postulant doit suivre deux demi-journées de formation ». Car, pour intégrer le CJD, « il faut adhérer à nos valeurs : on ne vient pas ici pour faire des affaires, mais pour travailler, se former et grandir. C’est l’école du dirigeant ! Au CJD, nous avons les pieds dans la glaise et la tête dans les étoiles ! Le fait de confronter nos expériences à celle des autres nous aide à sortir de nos microcosmes ». Une façon de « rompre la solitude : nous côtoyons des dirigeants qui ont les mêmes problèmes ». Le réseau a aussi « une fonction de lobbying : nous rencontrons des politiques pour porter nos idées ». Le mouvement rassemble « des personnes qui cherchent à faire atteindre une performance réellement globale, c’est-à-dire qui satisfasse de manière cohérente les différentes parties prenantes de l’entreprise… » Parmi les activités du CJD : « une plénière par mois sur des sujets variés, liés à la vie de l’entreprise et à son environnement », ainsi que diverses commissions de travail. Tél 04 67 93 36 63



CAMDIB : des savoir-faire complémentaires


Ils ont appris à se connaître, à se faire confiance et à mutualiser leurs moyens. Ce club regroupe aujourd’hui une trentaine d’entreprises. Il représente 110 M€€ de chiffre d’affaires et près de 800 emplois. Son « réseau de savoir-faire complémentaires » est un sacré atout : tôlerie, emboutissage, chaudronnerie, mécanique, traitements de surfaces, bureaux d’études, mobilier urbain d’éclairage, matériaux composites… Une pluralité de compétences qu’ils ont su mettre à profit de tous. Car CAMDIB est devenu une référence en la matière. Il favorise le développement d’actions collectives, comme la gestion du personnel ou la mutualisation des moyens de production. Il permet de mobiliser des financements, via les aides publiques, ou d’actualiser les projets des entreprises en favorisant les compétences internes, avec des solutions souvent peu accessibles aux PME. Et, enfin, de mieux s’inscrire dans une démarche qualité, passant par la formation des salariés… Ce club a généré « des résultats significatifs quant à la performance des entreprises, ainsi qu’à la qualification et la promotion sociale des salariés », note Frédéric Espinasse, son président. « Ces industriels ont découvert les moyens d’optimiser les capacités de leurs entreprises, améliorant ainsi la qualité de leurs produits et services, mais aussi celle des relations sociales dans la filière et sur le territoire ». Ils se sont forgé un moral d’acier ! Tél 04 67 76 01 21



A savoir


Au Rotary, « servir d’abord »


Le Rotary International s’inscrit dans une action de « promotion de l’entente entre les peuples pour un avenir meilleur ». Ses membres revendiquent « la valorisation d’une haute éthique civique et professionnelle » et développent des programmes dédiés à l’intérêt général. Deux clubs à Béziers, un à Agde, un à Pézenas et un à Bédarieux.


Les Lions sur tous les fronts


Le Lions Club International est très implanté dans l’Ouest-Hérault : deux clubs à Béziers, deux en Agde, un à Lamalou, un à Pézenas et un à St-Pons ! Leur vocation : « créer et développer un esprit de compréhension entre les peuples, promouvoir les principes de bon gouvernement et de civisme, mais aussi soutenir le bien-être civique, culturel, social et moral de la communauté ». Les valeurs du Kiwanis Quant au Kiwanis International, sa raison d’être est de « construire une meilleure communauté humaine ». Son but : développer et propager la notion de service envers les autres, oeuvrer en vue de stimuler l’honnêteté et la justice entre les hommes et appliquer sa règle d’or, « fais à autrui ce que tu voudrais qu’il te fit ». Un club à Béziers et un à Agde.


A la JCE, un esprit d’entreprise


La vocation de la Jeune Chambre Economique Française est de « contribuer au progrès de la communauté mondiale, en donnant aux jeunes l’opportunité de développer leurs talents de leaders, l’esprit d’entreprise et la solidarité nécessaires pour créer des changements positifs ». Les membres, de 18 à 40 ans, se forment à « la prise de responsabilité dans le respect de valeurs humanistes ». Ils imaginent et réalisent en outre des projets au service de leurs cités, au niveau social, économique, culturel, communautaire… La présidente de la JCE de Béziers Piémonts-Littoral est Hélène Rouanet.


A la Table Ronde, on ne parle pas boulot


La Table Ronde est uniquement réservée aux hommes de moins de 40 ans. « De ce fait, tous les membres ont à peu près le même âge, les mêmes centres d’intérêts, les mêmes loisirs ou soucis ». Cette organisation a pour but de « favoriser le rapprochement entre responsables exerçant des professions différentes ». Autre particularité : « contrairement à certains clubs ou l’on parle “ boulot ”, ici, on oublie ses soucis professionnels, on se change les idées ». Xavier Decroix-Darut préside la Table Ronde biterroise.