ENTRETIENS GAGNANTS N° 2 - Edition Narbonne

La vie des réseaux


Le Carcassonnais est structuré de nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprise. Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants leur consacre un espace afin de mettre en exergue quelques-unes de leurs initiatives et actions significatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.

Le CJD : une véritable école pour les Jeunes Dirigeants

Fort de 3000 membres, le Centre des Jeunes Dirigeants est un mouvement national qui regroupe les décideurs éco- nomiques (dirigeants ou cadres dirigeants) désireux d’échanger, de partager et d’évoluer sur et dans leur fonction. « Notre rôle est d’accompagner les jeunes dirigeants pour les aider à évoluer et à progresser aussi bien dans leur vie personnelle que professionnelle », déclare Guillaume Abello, président régional de l’association. Si seuls les décideurs de moins de 45 ans peuvent êtres des membres élus du mouvement, tous peuvent adhérer au titre de simple membre. « Véritable école du jeune dirigeant », selon son président, le CJD a célébré la renaissance de son antenne audoise le 11 octobre 2007. « L’association existait auparavant, mais elle avait été mise en sommeil. Il nous a semblé essentiel de recréer cette antenne pour accompagner le dynamisme de ce territoire économique fort », souligne le responsable régional. A l’instar des cinq autres sections régionales (Alès, Nîmes, Montpellier, Béziers, Perpignan), le CJD Narbonne-Carcassonne proposera une réunion plénière mensuelle et la participation à différentes commissions, dont les thèmes seront définis pour l’année. « Ces commissions pourront porter aussi bien sur la stratégie que sur les ressources humaines ou encore le concept de performance globale propre au CJD… », informe Guillaume Abello. A l’échelle nationale, les Jeunes Dirigeants se réunissent deux fois par an pour échanger sur des problématiques communes et aborder des thèmes qui peuvent aussi bien concerner la vie personnelle que professionnelle. Cette année, en plus de ces rendez-vous, les membres célébreront les 70 ans du mouvement à l’occasion d’un congrès national qui se déroulera à Bordeaux. L’autre force du CJD est de proposer un cursus de formation unique en France, notamment pour les dirigeants de PME/PMI. Baptisé COPERNIC, celui-ci se déroule sur trois ans à raison de deux modules par an (7 à 8 jours de formation au total). Dispensé par des formateurs internes au CJD, il se base sur l’intercoaching entre deux jeunes dirigeants et se compose de formations innovantes et de mises en situation réelle. Un catalogue de formation allant de l’organisation de réunion à la gestion du stress en passant par la gestion financière est également à la disposition des adhérents sous la forme de deux forums de formation qui sont organisés tous les ans. « Quand on est chef d’entreprise, on a souvent les pieds dans la glaise. Au CJD, nous leur proposons d’avoir la tête dans les étoiles, c’est-à-dire de sortir de leur quotidien pour porter un regard décalé sur leur métier et partager une vraie éthique et de vraies valeurs », déclare le président régional. Le mouvement né en 1938 pour mettre l’économie au service de l’homme se revendique apolitique.« Au CJD, on n’est ni à droite, ni à gauche, on est devant », souligne Guillaume Abello.



Le F.C.L, un club centenaire


Le Football-Club Lézignan-Corbières a 100 ans. Pendant une décennie, plusieurs milliers de joueurs de rubgy à XIII auront foulé le mythique stade et le F.C.L aura connu des hauts et des bas. Aujourd’hui, ils sont 4 co-présidents à la tête du club : Richard Gelis, Jacques Laguens, Philippe Espeluque et Christian Lapalu. Il y a 3 ans, ces anciens joueurs reprennent le F.C.L, alors en crise. Assainissement des finances et revalorisation des réseaux permettront au club de revoir la lumière. Résultat, de nouveaux sponsors se mettent à rejoindre l’équipe, assurant du même coup la réalité économique nécessaire à cette évolution. « Du point de vue sportif, on a fait confiance aux jeunes. Et puis, on s’est battu pour ne pas redescendre en groupe B. Effet de mode ou effet coupe du monde,chez les tous petits, les effectifs ont doublé en 3 ans, passant de 75 joueurs à 130 », assure Jacques Laguens. De nombreux efforts ont été de plus consentis au niveau financier, sans oublier les appuis politiques qui leur permettront d’obtenir d’importantes subventions. « Lézignan-Corbières est une ville qui connaît un développement économique intéressant, d’où l’augmentation de sponsors. Et puis le fait d’être 4 co-présidents évoluant dans des milieux professionnels différents nous permet de toucher plus des personnes d’horizons divers». En jouant avec une image basée sur la convivialité, le club organise des rencontres avec les chefs d’entreprises, car « cela favorise les échanges. Et puis, nous sommes surtout une grande famille. A notre niveau, il faut savoir rester humble ». Actuellement, le Football-Club Lézignan-Corbières XIII travaille en harmonie avec l’EUSRL Lézignan-corbières Rugby League. « Nous sommes passés d’une structure associative à un statut d’entreprise. Bref, on essaye de se professionnaliser, notamment au niveau des structures administratives ». Sans oublier, « que nous sommes une petite équipe qui vit grâce aux nombreux bénévoles. Sans eux, nous n’existerions pas ». Bref, un club petit et grand à la fois.



« Résultat, de nouveaux sponsors rejoindront le F.C.L, assurant la réalité économique nécessaire à cette évolution ».


 

La Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises 

Dialogue direct avec les pouvoirs publics, participation aux instances de concertation officielles, notamment dans les domaines socio-économiques, porte-parole des intérêts des PME, publication de travaux en matière économique et sociale, etc. La CGPME s’engage à représenter et à défendre les intérêts des entreprises. En ce qui concerne les familles professionnelles, le regroupement des Fédérations et des Syndicats s’effectue essentiellement à travers quatre Unions de branche :
• l’Union Nationale des PME du Commerce (UNPMC),
• l’Union Nationale de la Petite et Moyenne Industrie (UNPMI),
• l’Union Nationale des Prestataires de Services (UNPS),
• l’Union Nationale de l’Artisanat (UNA).
« La CGPME, réunissant ainsi l’ensemble des composantes professionnelles nationales, peut légitimement faire évoluer les options économiques et sociales des Pouvoirs Publics et les amener à prendre en compte la réalité PME sur des problèmes aussi fondamentaux que la liberté des prix, les conditions d’exercice d’une concurrence à armes égales, l’ouverture des marchés publics aux PME, la mise en place de l’impôt progressif, le code de la sous-traitance, l’allégement des charges sociales, l’assouplissement de la réglementation du travail, les simplifications administratives, la compétitivité de l’artisanat et des TPE, la formation professionnelle et l’apprentissage». Calquée sur l’organisation administrative du Pays, la structure territoriale de base de la CGPME est l’Union Départementale des PME - et ce aussi bien en métropole que dans les DOM-TOM. Ces Unions sont regroupées en Unions Régionales des PME. Elles se répartissent en trois branches d’activité : Industrie, Commerce et Services. Ces Unions sont ainsi à proximité de l’entreprise : elles connaissent parfaitement le tissu économique et social local, elles défendent les intérêts des PME du département et de la région, elles proposent aussi de nombreux services à leurs adhérents.

Focus

APIC 11 :

des pros de l’informatique au service du public
L’Association des Professionnels de l’Informatique et de la Communication de l’Aude (APIC11) propose aux professionnels, un réseau de relations, une multitude d’actions, autour de l’informatique et de la communication. A partir du mois de janvier et en collaboration avec la CCI de Narbonne, APIC11 animera des conférences, des formations et distribuera des CDs pour promouvoir l’utilisation des logiciels libres qui donne à chacun le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de dupliquer, de donner et de vendre le logiciel. Elle développe divers thèmes complémentaires tels que la compréhension des technologies de l’Internet, développement de projets liés à l’informatique, échange avec des professionnels. Petites, moyennes et grandes entreprises trouveront des moyens de réduire les coûts de l’informatique et d’augmenter la sécurité. Les dates précises de ces rendez-vous seront publiées sur le site de l’APIC www.apic11.fr. Pour toutes informations complémentaires : 06 08 22 99 21.

La Fédération Léo Lagrange

Réseau d’associations d’éducation populaire et employeur de l’économie sociale et solidaire, la Fédération Léo Lagrange s’appuie sur les compétences de milliers de bénévoles et salariés sur tout le territoire français pour bâtir une société de progrès. Quelques chiffres : créée en 1950, la Fédération compte à ce jour 400 associations, 50 000 adhérents, 300 000 usagers, près de 7000 salariés par an, 400 collectivités partenaires et 12 établissements et délégations en région. Léo Lagrange Languedoc-Roussillon est implantée depuis les années 1960 dans les départements de l’Hérault, du Gard et de l’Aude. La Fédération intervient aussi bien dans les zones plus rurales comme Lézignan-Corbières qu’en milieu urbain : Narbonne possède ainsi une antenne décentralisée, le siège social se trouvant à Montpellier. L’animation et le développement local sont au cœur des activités de l’association : gestion de structures d’accueil, notamment avec les centres de loisirs et de vacances, gestion d’équipements socio-éducatifs, mission de diagnostic, d’évaluation, d’expertise conseils mais également de maîtrise d’oeuvres urbaines et sociales dans le cadre de politique de la ville, des communes, des communautés d’agglomération et urbaines. L’institut de formation Léo Lagrange intervient également dans le domaine de l’insertion professionnelle et sociale et de l’accompagnement aux demandeurs d’emploi.




Le Lion’s club, un réseau international


Originaire des Etats-Unis, Le Lion’s club débarque en France en 1917. L’histoire veut qu’un groupe de bienfaiteurs, disposant d’importants moyens financiers, se réunirent afin de faire don de leur temps et de leur argent auprès des plus précaires. Ce club-service est une association dont les buts sont d’ordre caritatifs et humanitaires. A l’échelle internationale et nationale, les clubs sont répartis sous forme de districts. La France porte le numéro 103, elle-même subdivisée en districts régionaux Ainsi, Narbonne fait partie du district sud qui s’étend de la Lozère aux P.O. et du Gers à l’Hérault. Il rassemble donc 13 départements qui eux-mêmes se divisent en 4 régions. L’Aude, région 1, comprend 11 clubs, dont 7 masculins, 2 mixtes et 2 féminins. « A l’origine, les clubs étaient exclusivement masculins. Ils se sont féminisés dans les années 80 », rappelle Marcel Marescaux, le président du département. « Nous luttons pour de grandes causes humanitaires et nos actions se font aussi bien à l’échelle nationale que locale.  Le Lion’s club est une structure et non une hiérarchie. Ainsi, chaque club a le libre arbitre de ses actions et de son fonctionnement. Quoi qu’il en soit, les décisions sont prises de manière collégiales ». Chaque club se réunit deux fois par mois, et à l’issu de chaque réunion, un compte-rendu est établi. « Toute personne peut faire acte de candidature, du moment qu’elle soit prête à s’investir. Il faut absolument effacer l’image selon laquelle les Lion’s seraient des bourgeois nantis ! ». Ainsi, les profils des membres sont relativement éclectiques : professions libérales, activités paramédicales ou encore chefs d’entreprises. Petite précision : chaque adhésion se fait par cooptage. En clair, il faut être plus ou moins sponsorisé par un membre du club si l’on veut y faire son entrée. « Nous ne recevons pas de subventions de l’état. Nous fonctionnons sur un système de cotisations. Celles-ci sont investies dans diverses actions d’ordre caritatives. Le système de réseaux est important. Ils nous permets d’établir une synergie pour mener à bien les projets ». Il est interdit de thésauriser. Il n’y a donc pas de bénéfice. Les sommes non dépensées serviront à financer de plus grosses actions d’une année sur l’autre. Il est enfin fortement recommandé de faire abstraction de ses propres convictions religieuses et politiques. « Cette philosophie de vie et de partage fait notre richesse ».


« Le système de réseaux est important. Il nous permet d’établir une synergie pour mener à bien les projets ».


1,2 millions Rotariens dans le monde

Le Rotary International a 90 ans. Fondée en 1917 par un avocat américain, Paul Harris, la fondation a pour vocation de se mettre au service des autres. Et la palette d’activités est exhaustive : programmes éducatifs, humanitaires, etc. La diffusion est internationale : dans le monde, 1,2 millions rotariens œuvrent dans la même direction. “ Rotary ” comme roue, l’image est symbolique. Particularité de l’association (loi 1901) : elle se découpe en districts et clubs. Il n’y a pas un rotary français, mais plusieurs. Ainsi, le club de Narbonne appartient à la division Grand Sud et porte le numéro 1700. « Nous sommes aujourd’hui 53 membres sur le secteur narbonnais », explique Bruno Blanquer, l’actuel président. « Notre réseau international ne cesse de s’agrandir. De nombreux pays dits “ émergents ” adhèrent à nos valeurs et plusieurs clubs ont ainsi fait leur apparition ». Pour être membre du rotary, il faut être coopté par un système de parrainage. « On nous présente souvent comme un club bourgeois. Or, il n’en est rien. Le Rotary regroupe une large palette d’activités socioprofessionnelles. Artisans, commerçants, professions libérales, nos métiers nous amènent à exercer certaines responsabilités ». Leurs actions se répartissent sur deux niveaux. « Le Rotary possède un aspect convivial et c’est un bon moyen pour les membres de se réunir. Parallèlement, nous organisons des actions ponctuelles et locales pour des populations dites « précaires ». En résumé, le rotary est un club d’amis qui se met au service des autres». Au niveau mondial, l’action du siècle est l’éradication de la polio : à ce jour, 2 milliards d’enfants ont été vaccinés. C’est la plus gigantesque entreprise jamais réalisée. Les sommes versées par les clubs, districts ou les Rotariens sont bloquées pendant 3 ans et rapportent ainsi des revenus qui permettent de couvrir leur fonctionnement. Autre caractéristique de la fondation, la part des frais administratifs est d’environ 5 %, portant ainsi les frais de fonctionnement à seulement 15 % (alors que cette proportion dépasse fréquemment les 30 % dans de nombreuses associations à but humanitaire). Elle est reconnue par les experts indépendants comme l’une des fondations les mieux gérées au monde.
Particularité de l’association (loi 1901) : elle se découpe en districts et clubs. Il n’y a pas un rotary français, mais plusieurs. Ainsi, le club de Narbonne appartient à la division Grand Sud et porte le numéro 1700.