ENTRETIENS GAGNANTS N° 3 - Edition Beziers

Clubs, packaging, groupement et accueil d’investisseurs


Le Biterrois est structuré de nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprise.
Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants leur consacre un espace afin de mettre en exergue quelques-unes de leurs initiatives et actions significatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.

Le GE, outil de développement

Le Groupement d’Employeurs multi-sectoriel de l’Orb et de l’Hérault est né en 2003. Ses 72 adhérents sont issus de pôles d’activité aussi variés que l’agriculture, l’immobilier, la menuiserie, le commerce, le bâtiment… Il y a même des mairies, syndicats intercommunaux ou associations. Un tel groupement permet à des structures de domaines différents de mutualiser leurs forces. L’intérêt, c’est, en quelques sortes, de partager les salariés : ils sont embauchés par le GE, qui les met à disposition de ses adhérents. Au groupement de l’Orb et de l’Hérault, Karine Diaz, la directrice, en convient : « nos entreprises ont trouvé sur leur territoire un outil qui leur permet de mieux gérer les activités saisonnières, de se doter de compétences pointues qu’elles n’auraient pas pu s’offrir seules ». Mais le GE a aussi d’autres vertus : « il permet à l’entreprise de se mettre en conformité avec la Loi en ne “ jouant ” plus avec les CDD, de disposer quand elle en a besoin d’une main d’œuvre formée qui connaît les lieux et de développer de nouvelles activités progressivement ».
Il en découle une meilleure gestion des ressources humaines : l’employeur répartit mieux les heures de travail et peut, en période de forte activité, limiter le recours aux heures sup’ de son personnel permanent.
« Le GE réconcilie l’exigence de flexibilité des entreprises et le besoin de sécurité des salariés. C’est une organisation triplement gagnante », atteste Karine Diaz. Primo, « les entreprises mutualisent leurs besoins en main d’œuvre, fidélisent les salariés et bénéficient sur des temps partiels de compétences qu’elles ne pourraient pas assumer seules à temps plein ». Secundo, elle offre aux salariés « un emploi pérenne à plein temps, des formations adaptées aux besoins des entreprises et un rattachement à une convention collective ». Et tertio, « elle permet au territoire de maintenir sur place une main d’œuvre qualifiée et polyvalente, d’attirer des compétences pointues dont il a besoin et ainsi de se développer ».
Contact : 04 67 95 40 78.




Développer les territoires excentrés


Favoriser le développement local au service des territoires, de l’activité économique et de l’emploi »,c’est le credo de l’association Les Clubs. Basée à Cabrières, elle « créée, anime, et gère des services d’utilité sociale, notamment des réseaux professionnels ».
Dirigés par Pomme Pernin, conseillère en développement économique, Les Clubs se sont fixé pour objectif de « mailler transversalement le département à partir du centre de l’Hérault :
en amenant toutes les formes
de populations économiquement
actives à se rencontrer, à tisser
des relations, des partenariats,
des diversifications, des créations
d’emploi…
Excentré des zones urbaines, le cœur d’Hérault est un territoire riche, varié et représentatif des
évolutions majeures que vont connaître nos systèmes économiques dans les décennies à venir », juge Pomme Pernin. « Des années de découpages politiques et administratifs ont morcelé ce territoire de tradition viticole, qui revendique aujourd’hui une culture ni tout à fait rurale, ni tout à fait citadine… Une importante migration d’actifs expérimentés a bénéficié à cette zone, qui s’est dotée d’une multitude de TPE et PME dans tous les secteurs d’activités, constituant un tissu
économique endogène peu visible, extraordinairement dynamique et qu’il faut doter d’outils de pérennisation ». Faut-il rappeler que s’il affiche le plus fort taux de création d’entreprises, le département détient aussi le plus faible taux de survie à trois ans ? « Ceci s’explique en partie par une carence flagrante de réseaux transversaux, actifs sur le territoire central du département, rayonnant vers Béziers et Montpellier, qui soient capables d’accompagner les phases de croissance critiques des petites structures ». De ces constats est née l’association Les Clubs.
Elle fédère trois clubs d’affaires : “ Créatives du cœur d’Hérault ”, “ Café Solos 34 ”, “ Actifs en cœur d’ Hérault ”, ainsi qu’une coopérative de moyens, qui permet d’accéder par le net et depuis son lieu de travail à une large gamme de biens, services et conseils professionnels (expertise-comptable, fiscalité, droit des entreprises…) « Chaque club se retrouve “ physiquement ” une fois par mois pour 45 minutes de “ Business Speed Dating ”, d’ateliers thématiques ou d’entretiens professionnels très ciblés, suivis d’une heure d’échanges autour d’un buffet. Un espace-temps nécessaire pour donner à chacun les moyens de valoriser son savoir-faire, optimiser son carnet d’adresses, élargir sa clientèle et trouver de nouvelles perspectives de développement… »
Contact : lesclubs.com ou lesclubs@aliceadsl.fr





Accueillir les investisseurs britanniques


Ce club d’affaires voulait être prêt quand les premiers Anglais débarqueraient sur le tarmac de Béziers Cap d’Agde (le 31 mars, a priori). Fondé cet été, Follow Me entend « promouvoir notre territoire auprès d’investisseurs étrangers, notamment britanniques ». Et tout mettre en œuvre pour les accueillir aux mieux... Une vingtaine de membres déjà, cette association de professionnels connaît, selon son président, « une grosse croissance ».
Lionel Roques est parti du principe que « notre région est attractive, mais quand ces investisseurs prospectifs veulent s’installer, personne n’est capable de les aider. Or, les procédures notariales et juridiques sont très différentes de chez eux ». Follow Me se propose donc de les accompagner dans leurs démarches… Bien souvent, ils achètent dans le Sud de l’Europe « pour une résidence secondaire qui, au fil du temps, va devenir principale ».
Pas un appartement de vacances, mais un pied-à-terre, avec l’idée de s’établir ici durablement. « Ils viennent d’abord à titre personnel, puis le professionnel suit ».
Follow Me tâchera d’être là pour « leur expliquer comment déménager leur activité.
Il faut décloisonner notre façon de voir la région, car ce n’est pas du tout la leur », estime Lionel Roques.
« Pour eux, c’est moins cher et plus rapide de se rendre dans une maison secondaire ici que dans le Sud de l’Angleterre. Ce sera un phénomène accélérateur pour l’économie locale. Ne loupons pas le coche : pour un Anglais, Gérone ou Béziers, c’est pareil !
Les Britanniques apprécient notre table, notre patrimoine, s’intéressent à notre culture, nos paysages… Ils disent que l’arrière-pays, c’est la Toscane française. Nous avons beaucoup d’atouts, encore faut-il s’en servir ! » En essayant d’être
« force de proposition », l’association pointera ce qui manque  à ce “ touriste ” à part. Il lui faudra également « donner aux professionnels une visibilité sur cette population, sur ses besoins, ses attentes ».
Quant à la “ barrière de la langue ”, autant se donner le mot : « mieux nous saurons les accueillir, plus ils feront l’effort de parler français. Pour poser des tuiles ou monter une SCI, ils ne connaissent pas notre vocabulaire ! Nous devons les ouvrir à la population locale, leur permettre de s’intégrer, pour ne pas les condamner à se mettre en communauté. Sachons leur vendre nos corps de métier, proposons-leur nos services et guidons-les. A nous de leur dire Follow Me ».
Contact : 04 67 280 282.





Un réseau d’entreprises qui met le paquet !


Midipack, réseau de la filière “ emballage et conditionnement ” sur l’axe Pyrénées-Méditerranée, a vu le jour en 2006. Selon son coordinateur Sébastien Guilbert, il a pour vocation « de soutenir l’activité économique afin de faciliter et renforcer la coopération entre les entreprises ». Mais aussi « d’informer ou sensibiliser les TPE et PME sur des questions d’intérêt stratégique et de favoriser leur adaptation à l’environnement socio-économique ». La finalité de la démarche : « mettre en place des actions collectives qui contribuent à l’amélioration de la performance de chacun ».
Ce groupement, désormais présidé par Franck Salvagnac (EBS France, à Lodève), fédère une vingtaine de sociétés de la région. Ces entreprises sont exclusivement des industriels du secteur (fabricants, utilisateurs et prestataires de services, ou autres activités connexes) qui veulent apporter des réponses collectives à leurs besoins.
Midipack, c’est également une interface entre ces entreprises et les opérateurs privés ou publics qui disposent de compétences techniques, technologiques, commerciales ou économiques pour pallier à leurs besoins de développement.
Optimiser les échanges inter-entreprises, les complémentarités, les synergies, favoriser l’accès à de nouveaux marchés et les projets collectifs, encourager l’innovation, fédérer un réseau d’acteurs privés et publics de la filière… A n’en pas douter, Midipack a de quoi mettre le paquet !
contact@midipack.org




Focus


Une convention d’affaires


Midipack organise sa première convention d’affaires mardi 11 décembre 2007 au Palais des congrès de Béziers.
Un espace exposition sera alloué aux fabricants et
distributeurs d’emballages, ainsi qu’aux sociétés
de services spécifiques.
Avec, également, un secteur réservé à des rendez-vous
d’affaires individuels.
Des animations thématiques
sur la RFID (Radio-Fréquence
Identification)
et l’Eco-conception seront proposées en parallèle à
l’ensemble des participants.
Cet événement est destiné
à mettre en relation l’offre
(en matière de produits
et prestations d’emballages)
et la demande de différents
secteurs économiques régionaux (agroalimentaire, viti-vini, industrie, transport / logistique…).
L’occasion, aussi, de rencontrer des partenaires potentiels
(fournisseurs, distributeurs,
sous-traitants).