ENTRETIENS GAGNANTS N° 1 - Edition Sète

La vie des réseaux


La Région Sète / Bassin de Thau est structurée de nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprise. Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants leur consacre un espace afin de mettre en exergue quelques-unes de leurs initiatives et actions significatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.

La vie des réseaux

La Région Sète / Bassin de Thau est structurée de nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprise. Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants leur consacre un espace afin de mettre en exergue quelques-unes de leurs initiatives et actions significatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.
Les chefs d’entreprise du bassin s’engagent en faveur de la création d’activité 









A qui s’adresser lorsque l’on est désireux de créer ou développer son entreprise et que l’on a besoin d’une aide financière ? En 1998, afin de soutenir la création d’activité sur le bassin, les chefs d’entreprise du Bassin de Thau, avec l’aide des pouvoirs publics, ont créé Thau initiative. A l’origine basée sur Sète, Frontignan-La Peyrade, l’association a vu son champ d’action s’élargir à l’ensemble du territoire de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau et de la Communauté de Communes du Nord Bassin de Thau. Membre du réseau France initiative, la structure est devenue une plateforme d’initiative telle qu’il en existe 237 en France. Sa mission consiste à soutenir la création d’activité par l’attribution d’un prêt personnel à 0%, sans garantie, remboursable sur une durée de trois à cinq ans. Ce soutien financier s’accompagne d’un suivi personnalisé après création de la part des membres de l’association, donc des chefs d’entreprise du secteur. « Nous avons vocation à financer toutes personnes désireuses d’implanter ou de développer son entreprise sur le bassin. Les aides peuvent aller de 4500 euros minimum à 23 000 euros maximum. Elles sont équivalentes à l’apport du porteur de projet. Si celui-ci s’engage sur 10 000 euros, notre investissement pourra être du même montant  », souligne Alice Jollivet, animatrice. Les prêts sont attribués par un comité d’agrément auquel tous les membres bénévoles de l’association peuvent siéger. Ces derniers sont plus d’une cinquantaine: chefs d’entreprise, experts-comptables, cadres de banque… “tous désireux de partager des valeurs communes et de s’investir dans l’économie locale”, précise le nouveau président de l’association Roger Varobieff. Soutenue par des partenaires publics et privés, Thau initiative a aidé, depuis sa création, pas moins de 82 activités, et permis la création ou le maintien de 326 emplois, dont 59 pour la seule année 2006. 1,2 millions d’euros ont ainsi été injectés dans l’économie locale. Parmi les bénéficiaires, on peut citer l’institut de beauté Key largo à Poussan, la carrosserie Hubert Antoine à Sète ou le parc d’aventure “Les Rochers de Maguelone” à Villeneuve-les-Maguelone. « Thau initiative s’affirme comme un acteur performant dans la dynamisation et la diversification économique du Bassin », poursuit le président. En parallèle de l’attribution d’un prêt d’honneur, Thau initiative est également mandatée par l’Etat pour délivrer le Fonds de Garantie pour la création, la reprise et le développement d’entreprises à l’Initiative des Femmes (FGIF) qui peut garantir jusqu’à 70% du montant du prêt bancaire contracté par des femmes dans le cadre de la mise en place de leur projet d’entreprise (pour en savoir plus sur le FGIF : www.franceactive.org).



Un prêt personnel sans garantie ni intérêt



Pygmalion et Cie accompagne les porteurs de projets artistiques et culturels 


Comédienne, danseuse, peintre, metteur en scène… Valérie Weidmann a plus d’une flèche à l’arc de son talent. Depuis 1995, cette femme dynamique met ses quinze ans d’expérience dans le domaine de l’art au service de la création d’activités artistiques et culturelles. « Pour moi, c’est simplement mettre ma créativité au service d’autre chose que l’art », témoigne la fondatrice de Pygmalion et Cie. Née en 1995, son association agit en faveur de la création des entreprises artistiques et culturelles sur un territoire qui comprend le Bassin de Thau, le Bitterois et le Cœur d’Hérault. Elle comprend trois permanents et des formateurs occasionnels parmi lesquels figurent Jennifer Souchon, conseillère technique, titulaire d’un DESS de création et reprise d’activités, Isabelle Sampietro, assistante administrative et chargée des ateliers d’aide à la communication, financés par la Caisse d’épargne, et bien sûr Valérie Weidmann, coach spécialisée dans le conseil en ressources humaines qui supervise le portage de projet et met son expérience de coach au service des artistes. L’enjeu : permettre aux artistes de s’auto-évaluer pour mieux définir leur projet professionnel et artistique et enfin créer la structure juridique, fiscale et sociale adéquate. « Cela peut comprendre l’aide à la prospection de spectacle, l’accompagnement dans la réalisation de la commande jusqu’à la rédaction d’un contrat, l’élaboration d’une affiche… », explique Valérie Weidmann. L’an dernier, Pygmalion et Cie a ainsi aidé à la naissance de 16 activités artistiques pérennes. Depuis 2002, l’association est (choisie) financée par le Conseil général de l’Hérault pour aider les artistes bénéficiaires du RMI à monter leur projet d’activité. En partenariat avec la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau, le Département et la Ville de Frontignan, Pygmalion et Cie organise les journées “Profession Artiste” qui font intervenir des « pointures » de la gestion financière, de la législation ou de la communication pour renseigner et conseiller les artistes dans ces différents domaines. Cette manifestation fêtera en novembre prochain sa deuxième édition. « Chez les artistes, le côté artistique et administratif s’opposent souvent et c’est dans la majeure partie des cas, ce qui empêche les personnes d’aller au bout de leur projet de création d’activité. Notre rôle est de lever ces barrières pour permettre à la personne d’al-ler de l’avant », précise la respon sable. Pour être le plus efficace possible, l’équipe de Pygmalion et Cie s’est dotée d’une démarche qualité. « Nous avons chacun un mode opératoire à suivre que nous remettons en questions (plusieurs fois par an) lors d’un séminaire consacrés aux perspectives artistiques et économiques de l’association. Notre volonté étant de toujours améliorer notre pédagogie », affirme Valérie Weidmann.  Pygmalion et Cie 9 rue du Soufre 34110 FRONTIGNAN tel 04 67 74 82 99 pygmalion.cie@free.fr



"L’important c’est que chacun d’entre nous vive des expériences différentes et enrichissantes"



Surprises Marty : un cadre convivial et informel pour des rencontres entre professionnels 


A l’initiative de Jean-François Marty, attaché de presse indépendant, les Surprises Marty sont des temps de rencontre à l’attention des chefs d’entreprise et professionnels du Bassin de Thau. Nées en mai 2006, ces soirées ont lieu tous les premiers mardis du mois. « Les professionnels du Bassin ont pris acte de ce rendez-vous. Ils sont trente à quarante participants à chaque fois », observe l’organisateur. Dans le cadre informel et convivial de la péniche pub New Capricorne qui offre les tapas, ces actifs se retrouvent pour échanger aussi bien sur le mode professionnel que privé. Ces rencontres donnent régulièrement lieu à des collaborations inédites comme ce producteur d’huile d’olive qui a fait faire son site par un autre participant ou ce spécialiste du coaching qui a fait réaliser son logo par un des graphistes adhérents. Après la soirée, les personnes présentes peuvent retrouver un petit compte-rendu avec photos sur le site www.jf-marty.com/surprisesmarty. « Les gens apprécient beaucoup les photos car ça leur permet d’identifier plus facilement leurs contacts », souligne l’attaché de presse. Tous les participants ont accès à la liste des personnes qui étaient présentes grâce à un code spécifique qui leur donne accès aux coordonnées de chacun : nom, prénom, profil de poste, téléphone, mail et le site de l’entreprise s’il en existe un. Pour Jean-François Marty, le succès de ces rendez-vous s’explique par la rareté de ce mode d’échanges sur le Bassin de Thau. « Je participais régulièrement à des soirées de ce type sur Montpellier. Mais je trouvais dommage qu’à chaque fois, les professionnels du Bassin aient besoin de se déplacer jusque-là. C’est pourquoi j’ai pris l’initiative de lancer les Surprises Marty qui remportent en franc succès depuis leur création ».  Contact : 06 09 37 08 58 Jf-marty@jf-marty.com www.jf-marty.com/surprisesmarty



"Tous les mois, un compte-rendu illustré à retrouver sur internet"



Avec Maïeutica, le Maroc sur un plateau 


Seule une entreprise sur cinq passe le cap des cinq ans », regrette Francis Marty. Alors pour survivre, mieux vaut s’entrai- der que s’entretuer ! Parti du constat que « les PME de la région souhaitent se développer, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre », il s’est attaché à créer et promouvoir un environnement favorable à la performance. Ainsi est né Plato Maïeutica, en 2002. Sa vocation ? Favoriser les échanges d’expériences et de transferts en savoir-faire. Une cinquantaine d’entreprises de l’Ouest Hérault (dont une vingtaine sur le Bassin de Thau), ont uni leurs forces au sein de ce dispositif. Le crédo de Plato : la recherche de la performance, sur les thématiques stratégiques de développement, de management et de ressources humaines. Le tout avec un accompagnement individualisé de chaque entreprise dans le temps. Mais ce dispositif avait également pour ambition de leur permettre de « s’approcher de l’innovation… De s’ancrer dans la recherche de marchés extérieurs », en développant, notamment, des relations avec des entreprises marocaines. C’est ainsi qu’en juin dernier, Francis Marty est « parti en mission d’affaires au Maroc avec huit entreprises. Non pas pour délocaliser, mais pour apporter notre technicité : sur l’aménagement de carrières, ou la maintenance sur le port de Tanger par exemple ». Une mission censée « apporter des réponses pertinentes en matière d’intelligence économique, mais aussi aider les dirigeants à établir des contacts et à entamer des négociations avec leurs homologues marocains. Nous avons une voie maritime entre Sète et Tanger, autant la mettre à profit de nos activités », glisse Francis Marty. Ce dispositif qu’il a porté à bouts de bras, fortement appuyé par la CCI de Sète-Frontignan-Mèze et par Thau Agglomération, semble avoir d’ores et déjà porté ses fruits, puisque les entreprises Maïeutica ont créé quelques 260 emplois et amélioré de 25 % leur résultat d’exploitation ! L’accompagnement avec des consultants (qui a duré deux ans) a pris fin cet automne, mais l’aventure, elle, est loin d’être terminée. Pour pérenniser cette recherche de la performance, Francis Marty a bien des cordes à son arc : il œuvre désormais à la mise en place de groupements (multisectoriels) d’entreprises par territoires… Contact : 06 80 10 76 73




La JCE : une force de proposition pour la cité 

La Jeune Chambre Economi- que de Sète est une associa- tion ouverte à toutes les personnes âgées de 18 à 40 ans désireuses par l’action volontaire et bénévole d’œuvrer pour améliorer la vie de leur cité. « C’est un mouvement qui est né en 1952 à l’initiative d’Yvon Chotard, pour participer à la construction de l’Europe et servir l’intérêt général », rappelle son président Alain Le Gall. Implantée sur Sète depuis 1954, elle fut créée par Henri Blanc. Aujourd’hui forte de ses dix-sept membres, elle a vocation à intervenir dans tous les domaines à la fois économi- ques, sociaux, environnementaux, culturels... Entre autres actions initiées par la JCE sétoise, on peut citer : la création d’une compétition de triathlon, d’un salon de la mer et d’un concours d’illuminations organisé en partenariat avec la Ville de Sète… « A chaque fois, nous mettons en place une action, nous la développons puis nous la transmettons afin de pouvoir nous concentrer sur autre chose », explique le président. Véritable force de proposition, la JCE travaille actuellement sur trois projets différents. « Nous avons une commission sur le thème de la journée universelle des droits de l’enfance en vue de faire venir une troupe de clowns à l’hôpital de Sète, une seconde qui oeuvre sur le développement durable au service des PMI/PME et enfin, une troisième qui travaille sur un projet de tri sélectif dans les entreprises en partenariat avec la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau », énumère le responsable. En dehors de ces actions, l’association propose à ses membres un large panel de formations. Au nombre de 53, celles-ci sont dispensées par des formateurs internes à la JCE. « Les adhérents peuvent se former par exemple sur la prise de parole en public, la gestion des conflits, la prise de notes rapide ou encore la préparation de réunion », cite Alain Le Gall. Président pour un an, Alain Le Gall laissera l’an prochain sa place à un autre membre de la JCE : « nous estimons qu’il est important d’avoir une antériorité sur tous les postes. Donc la présidence et le bureau de la JCE sont renouvelés chaque année. Ce qui compte c’est d’apprendre, nous nous enrichissons en osant, en acceptant de pouvoir se tromper, voilà la vraie valeur de la JCE ». Subventionnée par des partenaires institutionnels et privés, la JCE bénéficie d’une salle de réunion au sein des locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie où l’association se réunit tous les mois, ainsi que d’un local mis à disposition par la Ville de Sète où sont entreposées toutes les archives de l’association. « Il y a une tradition à la JCE de Sète. A chaque fois qu’un nouveau président est élu, son prédécesseur lui remet un pavois sur lequel tous les noms des présidents sont inscrits ». Jeune Chambre Economique de Sète Contact : Alain Le Gall 06 76 94 81 85 Mel : sete@jcef.asso.fr