ENTRETIENS GAGNANTS N° 1 - Edition Narbonne

Quand tourisme rime avec retour à la Terre

Est-ce par lassitude d’une société de consommation outrancière que le voyageur devient désireux d’un retour aux racines ? Toujours est-il que le tourisme s’ouvre de nouveaux horizons : ses principaux protagonistes lorgnent désormais sur des contrées plus retirées, sans toutefois dénigrer les bienfaits d’une sieste au son des vagues de la Méditerranée… L’esquisse d’une sacrée complémentarité ? Sur un territoire qui devrait bientôt être irrigué par des étrangers venus d’autres cieux via un aéroport biterrois requinqué, savoir-faire et savoir-vivre languedociens ne pourraient que mieux s’en porter… Car si dans écotourisme, il y a écologie, on peut aussi y lire économie.

Tourisme de Terroir

A ller vers l’Homme et humaniser la rencontre, telles sont les valeurs défendues par les Celliers Saint-Martin à Roquefort-des-Corbières. Tous les jeudis matin de 9 h à 12 h 30, un des 6 vignerons associés du caveau Saint-Martin accepte de faire découvrir auprès du public la richesse de son terroir, et ce à travers une balade ampélographique en attelage équestre. « On ne peut plus rester axé seulement sur le secteur viticole traditionnel », avoue le président du cellier Jean-Marie Sanchis. Dans un contexte économique difficile pour les vignerons, il ajoute : « il faut s’ouvrir à de nouvelles méthodes d’exploitation et surtout, il faut travailler avec les autres et ne pas rester seul. Le guide-vigneron fait partager son métier et il répond à toutes les questions sur la vie locale. Avant, les balades se faisaient en voiture. Mais nous avons remarqué que cela ne favorisait pas les échanges». Jean-Marie Sanchis a notamment lancé le projet de Tourisme de Terroir en 1999, un concept dans lequel s’inscrit les Celliers Saint-Martin. Tout d’abord expérimenté sur le territoire des Corbières et en concert avec les Gîtes de France, le projet a grandi et s’est élargi à l’ensemble du département avec les Logis de France et toutes les filières qui ont un rôle dans l’accueil et l’hébergement. « Le but est de tendre vers une capitalisation des idées au sein d’un même terroir et de jouer sur l’idée de réseau », ajoute-t-il. Marque ombrelle, Tourisme de Terroir apporte un gage de crédibilité au niveau de la qualité des produits commercialisés. « Nous cautionnons ce genre de projet dans le but de développer une vitrine nationale et internationale de nos produits identitaires, à l’appellation d’origine contrôlée. Et puis, l’envie de découvrir autre chose suscite un phénomène de réseau. Pour tous, il y a cette même volonté de s’enrichir à travers la signature d’un pacte de croissance et la mise en place d’un programme de développement durable». Autre enjeu, et de taille : faire travailler les acteurs du tourisme en interfilière et hors-saison. « Pendant longtemps, nous avons « profité » des vacanciers sans se poser de questions. Mais aujourd’hui, la situation a bien changé. Maintenant, nous sommes capables de leur proposer autre chose. Les acteurs locaux ont eu un rôle déterminant dans la réussite du concept !». D’où la capacité de travailler conjointement au sein d’un même territoire.


Des activités éclectiques

Au fil des années, le touriste est devenu zappeur. Notre démarche touristique est de faire en sorte que l’Abbaye de Fontfroide ne soit pas seulement un site, mais une destination », souligne Nicolas de Chevron Villette, responsable de la gestion, de la direction et du développement des activités viticoles, du restaurant (et des activités liées) et enfin des projets concernant l’infrastructure touristique. Le site de Fontfroide est unique. Il regroupe à la fois une SCI (propriétaires des terres et des bâtiments), une association (les Amis de Fontfroide), une SARL (restaurant, boutique) et une SCEA (partie agricole). « L’abbaye est certes notre porte-drapeau. Mais c’est également un site qui organise des animations en rapport avec le lieu (voir A Savoir). On ne se situe pas dans un cadre exclusivement touristique. Nous élargissons les propositions autour de Fontfroide». Ainsi, outre les traditionnelles visites guidées, l’abbaye est réputée pour sa production de vin, son restaurant, sa boutique qui propose à la vente livres et produits du terroir, et ses balades dans un cadre unique. Pourquoi tant de diversité ? « Les touristes ont plus de temps, mais moins d’argent.Ils sont devenus également plus exigeants. Cela nous pousse à trouver des idées de développement afin d’élargir l’offre et de fixer le visiteur sur le site ». De plus, malgré les quelques subventions attribuées, « la désaffection de l’état vis-à-vis des monuments historiques privés est patente. Hors, entretien et rénovation sont plus en plus coûteuses ». Un problème que rencontre de nombreux sites privés. L’Abbaye de Fontfroide, qui emploi 25 personnes à temps plein, a une gestion familiale à 100%. « Le fait de travailler avec mon beau-père et mon épouse diffère d’une structure pyramidale traditionnelle et hiérarchisée. L’implication personnelle est essentielle : on ne compte pas ses heures ! Que ce soit le restaurant, la boutique ou encore les animations proposées, tout fonctionne en synergie. Le plus difficile étant la répartition des tâches… ». Avec 100 000 visiteurs l’an dernier, Nicolas d’Andoque compte élargir encore plus l’offre touristique, dans le respect du monument. « Je ne vois que cette solution pour que les sites privés s’en sortent financièrement. Au fond, il faut savoir être professionnel, simple et sans arrogance. L’objectif est de satisfaire la clientèle à travers une belle visite et de leur faire passer un bon moment ».


Focus

Tout au long de l’année, l’Abbaye de Fontfroide organise des animations.

De juin à septembre, les oeuvres de Gustave Fayet (à partir de 1914) s’exposent dans la salle qui porte son nom. Le 30 juin, sous la direction de Lluis Claret, le concert de clôture des Master classes de violoncelles se jouera à l’abbaye. Les 1er, 2, 3 et 4 juillet, l’abbaye, en partenariat avec la Ville de Narbonne, la Narbonnaise Communauté d’Agglomération et Alia Vox, organisent le Festival Musique et Histoire pour un dialogue interculturel. Avec Jordi Savall et Montserrat Figueras, accompagnés de La Capella Reial de Catalunya, Hesperion XXI et le concert des Nations, 7 concerts seront donnés. Du 14 au 15 août, avec une visite nocturne, les visiteurs pourront découvrir le site sous un angle totalement inédit. Le 13 et 14 octobre, lors de la fête des orchidées rares et de collection, l’abbaye se parera des ces plus jolies couleurs et essences florales avec l’exposition et la vente d’orchidées du monde entier.


Un site réputé mondialement

Créée il y a plus de 30 ans par Daniel de Monfreid et Paul de la Panouze, la réserve africaine de Sigean ne comprenait que 88 hectares à son ouverture. En 2007, elle affiche 300 hectares sur lesquels 4000 animaux de 150 espèces se répartissent. 80 employés travaillent à temps plein, toute l’année. Durant la période estivale, ce chiffre monte à 110, voire 120 employés. L’an dernier, le site a drainé 325 000 visiteurs. L’ouverture avec l’Espagne et notamment la Catalogne marque un renouveau au niveau de la fréquentation touristique. « La clientèle catalane est de plus en plus nombreuse à venir dans la région », souligne Jean-Jacques Boissard. Les guides ont été tout naturellement traduits en différentes langues dont l’anglais, l’Allemand et dernièrement le Catalan. De plus, un accord de partenariat touristique avec le site voisin de Terra Vinéa a été signé. « Entre 10 et 15 % des visiteurs de la réserve se rendent ensuite à Terra Vinéa ». Mais la vie n’a pas toujours été un long fleuve tranquille pour ce site unique et réputé mondialement. Lorsqu’en 1976, et après seulement deux ans d’ouverture, Jean-Jacques Boissard reprend les rennes de la direction, la réserve connaît d’importantes difficultés financières. Le PDG dresse un nouveau plan de bataille. « Une réduction budgétaire importante était nécessaire », avoue Jean-Jacques Boissard. « Nous avons traité en interne la publicité, par exemple, et augmenté le prix d’entrée afin de créer un meilleur équilibre financier ». Des projets verront également le jour comme l’ouverture d’un point restauration et d’une boutique de souvenirs. « Aujourd’hui, la dépense moyenne pour chaque visiteur est de 28 euros. Parmi ces personnes, 20% des visiteurs déjeunent au restaurant ». Il remarque également que ce qui « était possible en 1974, ne l’est pas forcément aujourd’hui. Sur une telle superficie, la réglementation internationale est devenue draconienne pour ce genre d’activité. Mais le plus difficile, c’est le recrutement et la fidélisation d’un personnel zoologique spécialisé dans un secteur professionnel inusité ». En dehors de la pure rentabilité économique, la réserve africaine a d’autres missions à relever. Des missions qui se répartissent autour de 3 volets : recherche scientifique, tout d’abord, sur les questions de la préservation des espèces en voie de disparition. Volet pédagogique ensuite, avec l’information du grand public et le travail avec de nombreuses écoles. L’élevage d’espèces, enfin, en lien avec de nombreux établissements zoologiques européens et mondiaux.


Terroir et vin

Les plâtrières et le vin : deux richesses que Terra Vinéa a su exploiter. Dans les années 80, l’usine de plâtre de Portel-des-Corbières ferme. Un immense réseau souterrain se trouve dès lors inexploité. En 1994, les vignerons du Rocbère se regroupent et créent un chai de vieillissement au cœur des galeries. « Sous terre, les conditions hydrauliques sont parfaites et les vins peuvent s’affiner dans des fûts de chêne», explique le directeur Henri Forgues. Le site s’autofinance et devient un vecteur de communication pour le tourisme. Dans les années qui suivent, les infrastructures sont améliorées avec l’ouverture au public, la construction d’un restaurant, l’achat d’un petit train touristique, etc. « C’est une manière de se rapprocher du terroir et de faire quelque chose d’intéressant avec les viticulteurs ». Intitulé Terra Vinéa (terre de vin), le site est « un véritable voyage au centre de la terre ». Pendant plus d’une heure, le visiteur descend à 80 mètres sous le massif des Corbières et découvre, à travers plusieurs escales, le travail de la vigne, du vin et la gastronomie au fil des époques. A travers plusieurs reconstitutions grandeur nature, « les différentes périodes qui ont jalonné l’histoire sont présentées de façon ludique, fidèle avec du contenu et du sens. Il s’agit de trouver un équilibre entre une simple curiosité pour certains visiteurs et pour d’autres la recherche d’un site très terroir. Il faut faire le grand écart entre les deux ». A ce jour 600 viticulteurs entreposent leur vin gratuitement. « Le concept de Terra Vinéa palie d’une certaine manière le déficit d’image qu’on les vins du département. Nous n’avons pas une image touristique comme la côte d’azur. Et le touriste ne vient pas dans l’Aude spécialement pour Terra Vinéa ». Le site s’est donc associé à la réserve africaine de Sigean qui draine une clientèle nationale et internationale au niveau même de sa destination. « Ils sont les premiers partenaires à nous avoir suivi, avant même l’ouverture ! ». Entre 1994 et aujourd’hui, Henri Forgues remarque un phénomène intéressant par rapport au public : « il y a 10 ans, la fréquentation touristique était forte uniquement les jours de mauvais temps. Maintenant, nous remarquons un phénomène de régularisation. Les visiteurs viennent même les jours de beau temps et ne passent plus la totalité de la journée sur la plage. Et ils sont partants pour rester plus longtemps sur un même site ». Avec 50 000 visiteurs par an, Terra Vinéa ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « En plus de la clientèle traditionnelle qui viennent sur le site, je remarque que les Catalans sont de plus en plus nombreux ». Un souhait pour l’avenir : aller plus loin dans la promotion des produits locaux.


Palier au déficit d’image des vins du département

Gustatif, ludique, écologique

Au même titre que le vin, l’olive et les produits de la mer, le miel est l’un des produits phares de l’Aude. A Cuxac d’Aude, le Rucher des Cathares perpétue cette tradition millénaire. Mais au-delà de la simple production de miel, le site a une ambition touristique et pédagogique. Ainsi, Pierre Carpentier, apiculteur, a créé récemment la Cité des abeilles. Le but : découvrir le monde des abeilles à travers une démarche ciblée visant à mêler terroir et activité ludique. « J’ai spécialement aménagé l’un de mes bâtiments afin de recevoir le public. Grâce à des panneaux d’explications apposés au mur, j’amène le visiteur à se questionner, s’informer et s’enrichir ». Pour les plus courageux qui veulent approcher une ruche vivante, Pierre Carpentier leur fournit un jeu de combinaison et les amène sur le lieu. « La visite est gratuite, mais les clients m’achètent toujours un pot de miel ». Le concept original de la Cité des Abeilles attire également les écoles des arrondissements de Narbonne et de Béziers. En accord avec les instituteurs, deux prestations sont proposées : visite de la ruche et jeux de rôle à l’extérieur. « Sous forme de jeu de carte, les enfants reconstituent une colonie d’abeille avec un élève dans chaque rôle, qu’ils s’agissent de la reine, du bourdon et des ouvrières. La sortie scolaire dure toute la journée. Par la suite, certains enfants reviennent sur le site avec leurs parents ». Un écotourisme à la fois gustatif, ludique et écologique. « Il est indispensable de se diversifier en amont avec un démarchage des clients dans leur berceau de production et en aval avec ce type de visite. Nous sommes tributaires de la nature. Si celle-ci se dégrade, notre production se détériore automatiquement. Les abeilles jouent en effet un rôle capital dans l’écosystème de la planète. 80% des plantes à noyaux et pépins sont fécondées par les abeilles ! ». Pour lutter contre l’isolement, Pierre Carpentier s’est tout naturellement rapproché d’autres producteurs. Ensemble, ils ont conçu une plaquette intitulée “ coup de cœur narbonnais ” sur laquelle figureront 6 agriculteurs et vignerons qui possèdent une structure ouverte au public et qui proposent des produits de grande qualité. Le but : être prescripteur les uns avec les autres et créer ainsi une synergie entre eux. La Cité des Abeilles a été labellisée Ferme Pédagogique (découverte du métier d’apiculteur), Bienvenue à la Ferme et Goûter à la Ferme.


3 labels pour la cité des abeilles

Focus

Des évolutions de l’oenotourisme…

« L’oenotourisme évolue, mais pas forcément dans le sens que le voudrait le client », constate René Bassou, organisateur d’événementiel sur la gastronomie et le vin à Colombiers. « Ce doit être un accompagnement permanent : il ne faut donc pas le lâcher dans la nature en l’incitant à la découverte d’une route des vins, mais s’appuyer sur un parcours défini et précis… » Pour René Bassou, s’inscrire dans une telle démarche signifie avant-tout établir des « itinéraires gourmands, au travers des vignobles et de la gastronomie, reposant sur les richesses locales. C’est une découverte du patrimoine culturel, gastronomique et viticole ». Et si aujourd’hui, on parle d’oenotourisme à tous bouts de champs, ce professionnel estime qu’il serait temps « que tous les acteurs concernés se rassemblent autour d’une table et définissent une charte ».


Le train touristique du Pays Cathare et du Fenouilledes

Le train touristique de l’Agly et de la Haute-Vallée de l’Aude a récemment vu le bout du tunnel. Il aura fallu dix années de travail à Yves Guimezanes, Jean-Pierre Lescure et Jean-Charles Christol, les porteurs du projet, pour faire aboutir le TPCF, le Train du Pays Cathare et du Fenouillèdes. Reliant Rivesaltes à Quillan, le circuit traverse six communes des Pyrénées-Orientales et de l’Aude : Cases-de-Pène, Estagel, Maury, Saint-Paul, Caudiès-de-Fenouillèdes et La Pradelle. Une manière originale et conviviale de découvrir des territoires trop souvent ignorés par le grand public. Ayant compris l’importance de ce projet vital pour l’économie touristique de la Haute-Vallée, ces 6 villages se sont tout d’abord regroupés en un Syndicat à Vocation Unique, le SIVU, et ce dès 1997. Plus tard s’y grefferont deux nouveaux partenaires : Espira-de-l’Agly (66) et le canton d’Axat (11). Grâce à des subventions, le SIVU, transformé ultérieurement en Syndicat Mixte du TPCF, a pu racheter un autorail, une motrice à diesel et quelques wagons à bestiaux. Un chantier-école basé à Caudiès réalisera les transformations des wagons : une voiture couverte avec un stand d’exposition de produits locaux et deux wagons découverts très prisés par les touristes l’été. Un contrat a d’ailleurs été signé avec la SNCF concernant l’utilisation de la voie ferrée. Le TPCF ne fonctionne pas toute l’année. Il roule en effet de fin avril à fin octobre. Au cours de cette période et afin de diversifier l’offre touristique, plusieurs trains à thèmes sont également sur les rails. En 2006, ce mode de découverte originale a attiré plus de 8000 voyageurs. Un chiffre en constante progression.


Focus

TRANS-VALLÉES EXPRESS

L’année 2006 a vu de nombreux projets se réaliser pour le TPCF : les trains sont baptisés TRANS-VALLÉES EXPRESS. Puis, deux autres caravelles seront mises à disposition par la SNCF ainsi qu’une voiture couverte panoramique. La SARL TPCF est née et elle devient membre de L’UNECTO. Elle participera dans la foulée au premier salon national des Trains Touristiques à Saint-Jean du Gard, en même temps que le 20ième anniversaire du Train des Cévennes, la CITEV. Un pôle d’excellence rural entre l’Etat et le Syndicat Mixte est accepté, ce qui va financer les quais, l’aménagement extérieur des gares, la signalétique et la construction de 3 autres voitures découvertes.


Patrimoine maritime

A travers une approche sportive et ludique, Méditerranée Voile Plaisance (MVP) se propose de faire découvrir ou redécouvrir la voile sur le trimaran Moxie, une légende de la course au large. « Public amateur ou expérimenté, passionné de voile ou famille traditionnelle, tout le monde peut venir. Qu’ils s’agissent de balades, régates ou encore croisières de plusieurs jours, je m’adapte aux demandes de la clientèle », explique Stéphane François, skipper et à la tête de cette entreprise individuelle. Basé à Port-Leucate, MVP est un concept inédit dans le département. Le type de bateau utilisé est en effet unique. « Moxie est très renommé dans le monde du nautisme. Il a remporté de nombreuses transats célèbres, dont l’Ostar en 1980 ». Rien à voir donc avec le traditionnel « charter » proposé par la plupart des compagnies du nautisme. « Je couvre un secteur méditerranéen. C’est du tourisme “ rapide ”, avec le petit plus “ sensation ”. La sécurité des passagers étant au cœur de mes préoccupations, j’adopte une démarche réfléchie. Face à la nature, il faut savoir se montrer humble et ne pas prendre de risque ». Ces bateaux de légende demandent un entretien permanent. Mais, une fois les transats terminées et les sponsors envolés, beaucoup ont sombré dans l’oubli et sont à ce jour à l’état d’épave, faute de repreneurs. D’autres, « grâce à la pugnacité de passionnés, ont retrouvé une seconde jeunesse permettant ainsi la sauvegarde d’un patrimoine maritime d’exception ». Stéphane François, marin expérimenté et ancien chercheur scientifique spécialisé dans le domaine de l’aquaculture, souhaite également diversifier son offre touristique. Il envisage d’agrandir sa flotte en achetant un second bateau du même type. Le but : faire de l’incentive avec des entreprises. « Avec deux bateaux, je pourrai organiser des régates et des challenges sportifs destinés aux entreprises ». Motivation et travail d’équipe, la voile répond parfaitement à ces critères. Bon vent !


C’est du tourisme “ rapide ”, avec le petit plus “ sensation ”