ENTRETIENS GAGNANTS N° 1 - Edition Narbonne

La vie des réseaux

Le Narbonnais est structuré de nombreux réseaux ou mouvements dans lesquels s’impliquent bien des dirigeants d’entreprise. Dans chacun de ses numéros, Entretiens gagnants leur consacre un espace afin de mettre en exergue quelques-unes de leurs initiatives et actions significatives, passées ou à venir, qui s’inscrivent dans une démarche de développement de l’économie locale.

DCF, un travail d’équipe

C’est la structure même de l’entreprise et le travail d’équipe qui sont privilégiés au DCF et non l’individuel », souligne Raymond Jacques, président de la section Audoise des Dirigeants Commerciaux de France, un des premiers réseaux d’entrepreneurs dans la fonction commerciale. Présent sur l’ensemble du territoire, le mouvement réunit 3000 membres et sympathisants répartis dans 90 associations régionales, sur l’ensemble du territoire métropolitain et d’outre-mer. Au niveau départemental, les DCF, créé à l’initiative de Béziers, a 4 ans d’existence et compte 9 membres. « Nous sommes en pleine phase de recrutement et nous espérons accueillir 20 membres en fin d’année », ajoute le président. Cette association de bénévoles regroupe des cadres et des dirigeants dont la préoccupation essentielle est le développement commercial de l’entreprise, l’amélioration de ses résultats, l’esprit de performance et de compétitivité. « C’est un lieu convivial et d’entraide où nous faisons en sorte que les gens puissent échanger, parler de leurs problèmes professionnels ou de leurs réussites. Bref, c’est une association sur laquelle peuvent s’appuyer les membres et rompre leur solitude». Ainsi, qu’ils soient patrons de PME, cadres dans un groupe international, directeurs commerciaux, étudiants, etc. les DCF partagent la même philosophie et s’unissent autour de valeurs fortes telles l’éthique, l’engagement, l’entraide et le partage. Capter, initier et mobiliser sont les objectifs du Mouvement. Quant à la stratégie mise en place, elle se résume en quelques mots : rassembler, mixer les compétences, élargir le réseau, expérimenter ou encore promouvoir sa vision et ses expériences.


« C’est un lieu convivial et d’entraide où nous faisons en sorte que les membres puissent échanger, parler de leurs problèmes professionnels ou de leurs réussites »

MEDEF, la force d’un réseau

Composé d’un bureau de 20 membres, le Medef de la section narbonnaise, présidé par Serge Sénégas, est « un réseau de compétences pour répondre à toutes les probléma- tiques rencontrées par les entrepreneurs du département ». Ainsi, grâce à la mise en place de plusieurs partenariats avec des acteurs proches de l’entreprise, le Mouvement des Entreprises de France est en constante évolution. Travail, emploi, forma- tion, protection sociale ou encore droit de l’entreprise, le Medef a des actions éclectiques et nombreuses. Avec ses 85 fédérations ou branches professionnelles qui regroupent à travers 600 syndicats primaires les entre- prises d’un même secteur d’activité, le Medef est l’un des premiers réseaux d’entrepreneurs sur l’hexagone. 155 Medef territoriaux, répartis dans les départements, régions et DOM/TOM « rassem- blent, accompagnent, représen- tent et défendent les entrepreneurs de terrain ». Outre les fédérations et les Medef territoriaux, ce Mouve- ment des Entreprises de France « rassemble également une dizaine de membres associés, entités juridiques qui contribuent elles aussi à la défense et à la promotion des valeurs entrepreneuriales au sein de la société ». Echanger, se former, faire remonter les préoccupations des petites entreprises, rompre l’isolement sont les valeurs défendues. Ainsi, le CAPCE (Centre Audois de Perfectionnement des Chefs d’Entreprise), un des services du Medef, accompagne le dirigeant pour la conduite de son entreprise. Organisés sous forme de club, les cadres dirigeants se réunissent une dizaine de fois par an autour de thèmes préalablement choisis.


CJD, un esprit d’entreprise

Rompre l’isolement, partager avec d’autres jeunes dirigeants des préoccupations semblables, s’enrichir du regard des autres, telles sont les missions du CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise. Ce mouvement patronal, qui regroupe aujourd’hui plus de 3000 membres, fêtera ses 70 ans l’année prochaine. « Ce n’est pas un club d’affaire ! Pour intégrer le CJD, il faut avant tout adhérer à nos valeurs », tient à souligner Laurent Guilmineau, futur président de la section biterroise qui prendra ses fonctions le 1er juillet. «D’ailleurs, notre devise est : l’économie pour l’Homme et au service de l’Homme.». Créé en 1938 par quelque jeunes chefs d’entreprise dans le but de se faire entendre dans les milieux patronaux du moment, le CJD s’articule autour de 4 phases : réfléchir pour anticiper, se former pour progresser, expérimenter pour innover et s’engager pour influencer. « Ce mouvement est à l’initiative de nombreuses lois sociales. Mais attention, ce n’est ni un syndicat, ni un parti politique. Notre objectif est d’amener les membres de la section à un épanouissement et une progression à tous les niveaux. Nous sommes en effet convaincu que manager avec cette vision de la performance globale augmente la valeur de l’entreprise ». Ouvert à tous les secteurs d’activité, le mouvement amène les jeunes dirigeants à confronter leurs expériences entre eux. Un bon moyen de briser la solitude et de profiter de toute la richesse d’un réseau convivial. A la demande de quelques membres, il est prévu de relancer dès le mois de septembre 2007 la section narbonnaise qui avait disparue en 2005. Une bonne nouvelle pour la grande famille des jeunes chefs d’entreprise !


JCE, des valeurs humanistes

Foi dans l’Homme et dans le progrès de la communauté mondiale, liberté de l’indi- vidu et de l’entreprise, garante de la justice économique, solidarité internationale, car « la fraternité humaine transcende la souveraineté des nations », telles sont quelques unes des valeurs véhiculées par la JCE. A ce jour, la Jeune Chambre Economique Française compte 190 JCE locales et 23 Fédérations régionales. Elle emploie deux salariés. Vocation de la JCE ? « Contribuer au progrès de la communauté mon- diale en donnant aux jeunes l’opportunité de développer leurs talents de leaders, la prise de respon- sabilité sociale, l’esprit d’entreprise et la solidarité, nécessaires pour créer des changements positifs ». Ainsi, les membres Jeune Chambre imaginent et réalisent des projets au service de leurs cités, dans tous les domaines : social, économique, culturel, communautaire… Citoyens responsables âgés de 18 à 40 ans, ils sont conscients de la difficulté de vivre en paix et en justice. Et ils se forment à la prise de responsabilité dans le respect de valeurs humanistes. « La JCE m’a appris à manager une équipe, à communiquer ou encore à prendre des responsabilités », se confie un des membres. « C’est un centre d’idées ! On échange avec des personnes qui n’ont pas la même histoire et on peut expérimenter certaines choses ». Tous les mandats élus durent un an. « La JCE offre ainsi la pos- sibilité à chacun de prendre des responsabilités et d’élargir ses com- pétences dans différents domaines (formation, ressources humaines, communication, programme, inter national…). Chacun accède à un niveau croissant d’initiative, de responsa- bilité et de décision : au sortir de la JCE, on s’engage dans sa cité dans d‘autres associations, dans la vie civique et politique ».


Focus

Partenariat avec la CPAM

Au mois de mars 2007, le Medef de l’Aude, soutenu par la Fédération départementale du bâtiment, l’UMIH, la CGPME et l’UPA, a signé un partenariat avec la CPAM afin d’améliorer l’efficacité des arrêts de travail. Cet accord permettra de répondre à trois objectifs bien précis. Le premier volet prévoit un traitement plus rapide des dossiers grâce à la mise en place, pour tous les employeurs, d’un service gratuit pour réaliser leur attestation de salaire en ligne 24 h sur 24. L’autre enjeu de l’accord est de « s’attaquer au fléau de l’absentéisme », souligne Laurent Boissonade, président de la section Audoise. Selon les dernières statistiques, sur les 1000 contrôles concernant les arrêts de travail de moins de 60 jours effectués par le Service médical de l’Aude, 65% ont fait l’objet d’un avis défavorable. Le circuit de signalement de comportements suspects est simplifié pour les différents interlocuteurs. En cas de signalement abusifs répétitifs de la part d’un employeur, l’Assurance Maladie ne les traitera plus. Enfin, l’objectif de cet accord est de dénoncer les mauvaises conditions de travail. Un pas de plus franchi, dans l’intérêt de tous.


RCNM, un réseau solidement tissé

75 % des entreprises du bassin narbonnais, tous secteurs confondus, s’impliquent de près ou de loin dans la vie du Racing Club Narbonne Méditerranée (RCNM). Un chiffre qui donne le vertige. « Eclectique, solide et riche, ce réseau de partenaires s’est solidement tissé au fil des années », souligne Samuel Gauthier, le directeur. Comme tous les clubs de rugby de haut niveau, le RCNM est confronté à un double défi, sportif et économique. Deux aspects étroitement liés qui ont poussé le Racing à s’organiser comme une vraie entreprise età adopter la forme juridique d’une Socié- té Anonyme Sportive Professionnelle, semblable en tous points, aux sociétés qui sont aujourd’hui partenaires de ce sport. Ainsi, plusieurs chefs d’entreprises narbonnais et audois, qui ont, dans leurs propres sociétés, montrés des savoir-faire, sont entrés dans le conseil d’administration du club, dans le but d’apporter leurs expériences.« Beaucoup des entrepreneurs qui nous accompagnent sont axés sur la culture de la troisième mi-temps », explique Julien Ysern, le directeur commercial. Une culture propre aux valeurs véhiculées par le rugby. Il ajoute : « nous nous situons à un carrefour entre le secteur privé et public. Et pour nos partenaires, cela leur permet de rencontrer des clients dans un contexte convivial. De plus, pour ces entrepreneurs ou cadres dirigeants, le fait de venir aux matchs et de soutenir le club leur apporte une image positive auprès de leurs salariés. D’une certaine manière, ils s’identifient au club et s’approprient nos valeurs». Avec un chiffre d’af- faires de 7 millions d’euros, la société se situe dans le peloton de tête des plus grosses entreprises du bassin narbonnais. "Notre chiffre d’affaires, c’est au réseau que nous le devons. Et plus ce réseau sera riche, plus le club sera riche. A tous les niveaux car il y a un véritable échange du Racing vers ces différents réseaux ". Le Racing s’est récem- ment lancé dans l’aventure du développement durable en créant leur propre agenda 21.Un agenda qui comprendra 3 volets : environnemental, social avec la formation en parallèle des joueurs en vue d’une future reconversion en fin de carrière, et enfin un volet économique. Le club s’est donné 15 objectifs à relever à travers ces 3 piliers. Une manière forte en symboles d’agrandir le cercle des partenaires.


Notre chiffre d’affaires, c’est au réseau que nous le devons.

l’UVBN, une grande famille

En Terre d’Ovalie, « le rugby c’est la culture. Le volley-ball, c’est son histoire », souligne Didier Chenoun, président délégué de l’UVBN, l’Union Volley-Ball de la Narbonnaise. Les Centurions, marque ombrelle du club, champions de France Pro B, sont le second club pro de l’Aude. Le club existe depuis 40 ans. Il y a 6 ans, l’ UVBN décide de se professionnaliser et nomme Eric Barthe à sa tête. Cet ancien joueur de volley-ball, président de l’entreprise Boutes, reprend les rennes de la direction et amène son propre réseau relationnel. Gestion professionnelle, spon- sors en augmentation, réseau élargi, les résultats sportifs ne tardent pas à suivre. « Pour l’instant, le club est toujours une association loi 1901 ». Les valeurs recherchées par les partenaires ? « Ici, c’est la famille. Ce n’est pas un terme galvaudé. Tous ces gens se connaissent vraiment et depuis des générations ! Avec des “ réflexes familiaux ”, nous sommes une structure accessible au grand public ». Il ajoute : « nous faisons de l’investissement Humain. Sport de ville moyenne, il faut savoir rester réaliste. En terme sportif et écono- mique, nous devons faire des choix dramatiques quelquefois quant au recrutement ou non de certains joueurs. Quoi qu’il en soit, nous respectons nos objectifs ». C’est-à-dire : rester dans les premiers. 10 ans tout de même que les Centurions jouent dans la catégorie Pro ! Une régularité et une stabilité sportive appréciées par les partenaires, de plus en plus nombreux à se tourner vers les Centurions. « Ceux qui investissent financièrement dans le volley-ball ne le font pas par hasard. Il y a dans ce sport des valeurs sportives et humaines qu’ils apprécient et recherchent ». « Avec 600 joueurs venant du bassin narbonnais, nous sommes un des plus grands championnats de volley-ball corporatif ». L’UVBN a également créé un club entreprise. « L’important c’est de savoir être au bon endroit », conclue Didier Chenoun.