ENTRETIENS GAGNANTS N° 1 - Edition Narbonne

Un travail d'équipe

Un travail d’équipe
Tout seul, je ne peux rien faire ». C’est par ces simples mots que Jean-François Claret, gérant de la carrosserie industrielle qui porte son nom, décrit le mieux sa vision du management. En d’autres termes, le travail d’équipe est au cœur de cette SARL car « savoir déléguer et rendre son personnel responsable sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise». Une vision et une démarche qui s’inscrit dans une longue tradition familiale. En effet, créée en 1924 par François Orrit, le grand-père de Jean-François Claret, « la carrosserie, au départ simple atelier composé d’une dizaine de compagnons, a su s’adapter au fil des années à la demande du marché». Trois générations plus tard, le petit business familial a grandi. Et même s’il avoue être “ né dedans ”, pour Jean-François Claret, pas question de reprendre les rennes de la direction sans une expérience préalable. Après des études universitaires écourtées, puis une formation technique en froid, climatisation et comptabilité, il travaillera dans les locaux de l’entreprise en tant que simple salarié avant de se consacrer à la partie gestion puis de devenir le gérant de cette entreprise de 15 employés. Cette ascension progressive jusqu’en haut de l’échelle lui vaut aujourd’hui d’être à l’écoute de son équipe. « Grâce à une oreille tendue et une participation active, j’avance avec eux ». La vie de la SARL n’a pas toujours été un long fleuve tranquille. En 1997, un incendie détruit à 90% l’outil de production. En collaboration avec la CRAM, une nouvelle usine est construite. Plus moderne, plus fonctionnelle et tout en tenant compte de l’environnement, elle permet d’améliorer la productivité car « un employé passe beaucoup de temps sur son lieu de travail et de bonnes conditions de travail sont évidemment indispensables ». Des réunions sont régulièrement organisées “ hors des murs ”. Le but : faire ressortir les points positifs et négatifs qui peuvent exister au sein du groupe et vis-à-vis de la hiérarchie. « Quelquefois, certains problèmes peuvent me paraître insignifiants. Hors, grâce à ce dialogue, je prends conscience qu’ils ont plus d’importance qu’il n’y parait. Pour toute l’équipe, c’est également l’occasion de faire table rase des conflits existants. En clair, il faut provoquer les choses ! ».


« Grâce à une oreille tendue et une participation active, j’avance avec eux »

Polyvalence et complémentarité
Traitement, recyclage, revalorisation et polyvalence sont les maîtres mots de Clape Recyclage. En amont de cette SARL : José Laguzou et son entreprise de travaux public qui porte son nom. « Il y a 4 ans, j’ai créé Clape Recyclage afin de valoriser, à la base, les déchets issus de mes propres chantiers. Puis, rapidement et face à la demande criante de ce marché du recyclage, je me suis tourné et ouvert aux autres entreprises », relate-t-il.Pierre, bois, métaux ou encore végétaux, 40 000 tonnes de déchets en tout genre transitent chaque année sur le site. 98% sont recyclés et réutilisés sur les différents chantiers. « A la fois indépendantes et complémentaires, ces deux activités sont intimement liées ! ». Une interaction et une synergie que l’on retrouve au niveau d’un management polyvalent. « Le point positif de ce mode de fonctionnement entre ces deux structures réside dans le fait que nos employés ne restent jamais inactifs. Par exemple, quand il n’y a pas de travail chez Laguzou, ils viennent travailler ici, à Clape Recyclage. On diminue ainsi les coûts de fonctionnement et on optimise le rendement ». Une bonne organisation est le point d’orgue de la réussite de ce mode opératoire. « C’est bien évidemment, la partie la plus complexe à gérer », avoue José Laguzou. A travers un équilibre et une diversité des compétences, l’entreprise de recyclage doit retomber “ sur ses pattes ”. « A la base, nous embauchons des personnes polyvalentes qui travailleront un jour sur un chantier Laguzou, puis iront le lendemain trier les déchets à Clape Recyclage. Il faut simplement faire attention à ce qu’une entreprise ne vienne pas perturber ou ralentir l’autre parce qu’il manque de la main d’oeuvre». Même schéma de fonctionnement pour les outils techniques de production. « La pelle mécanique appartient à Laguzou. Clape sous-traite dès lors le transport auprès de l’entreprise de travaux public. Les conducteurs de ces machines passent donc d’une entreprise à l’autre ». Ce type de management est à l’image d’un cercle. Rien ne se perd. Tout est réutilisable. Bref, une manière moderne de valoriser et repenser le renouvellement durable, et ce, à tous les niveaux !


"Ce type de management est à l’image d’un cercle. Rien ne se perd. Tout est réutilisable."

Savoir être pluri-compétent

Au restaurant-musical le Bota Fogo, être en rythme est un élément essentiel à la bonne marche de l’entreprise. « A la manière d’un chef d’orchestre, mon frère et moi nous efforçons de faire jouer à nos 25 employés une “ symphonie ” sans fausses notes », explique Romaric Cros, l’un des deux gérant du lieu. Service, cuisine, sécurité, accueil, bar et animations musicales : chaque poste doit être réglé avec précision. Et harmonie ! « Pour cela, il faut savoir lire et interpréter la partition. En clair, savoir manager, c’est être pluri-compétent ». Cette jeune SARL a été créée en 2004 par Romaric et Rémi Cros. Mais les deux frères n’en sont pas à leur coup d’essai. Ils travaillent dans la restauration depuis plusieurs années et connaissent parfaitement chaque poste. Des compétences qui leur permettent de bien encadrer leur personnel. A la fois restaurant avec des services midi et soir et bar-musical en soirée, le Bota Fogo possède une double étiquette. Un management organisé et précis est donc indispensable. « Le premier service s’effectue de 11h à 15h. Puis, nous rouvrons les portes à partir de 18h pour les fermer à 2h du matin. Nous avons 25 employés. Le week-end, l’équipe est au complet. Mais en début de semaine, l’organisation est différente. Seul un serveur sur deux vient travailler. Idem pour le service du soir ». Dans les cuisines, le chef travaille en direct avec un second de cuisine et un plongeur. « Il s’adapte en fonction du monde. Quand la salle est pleine, on rajoute des gens en cuisine. Question menu, la carte est relativement restreinte. Cela nous permet de recevoir en même temps de grande table et de fonctionner avec des produits frais ». Dans l’absolu, les deux frères gèrent tout en même temps mais avec une différence marquée entre la partie restauration et la partie bar musical. « La transition entre les deux doit s’effectuer en douceur afin de ne pas perturber les personnes qui n’ont pas fini de manger ». Un défi que la jeune équipe relève chaque soir en installant des paravents qui viennent compartimenter le lieu. De plus, un système judicieux d’éclairage différencie le coin restaurant, plus lumineux lors des services, et le bar, plus tamisé. Romaric et Rémi se partagent équitablement les responsabilités. Deux chefs d’orchestre pour une partition, au Bota Fogo le management se joue à deux.


"Deux chefs d’orchestre pour une partition, au Bota Fogo le management se joue à deux."

Manager, un travail d’acrobate
Si l’adage dit qu’on ne peut pas être au four et au moulin, pour tout manager, il le faudrait bien ! Avec 240 salariés, dont 80 en son siège sétois, la Dupuy, de Parseval est « une PME de la banque ». Ici comme ailleurs, le chef d’entreprise doit s’occuper de faire tourner la boutique (vendre des produits, des services…) tout en maîtrisant les dépenses (l’essentiel des coûts étant lié aux frais de personnel et à l’informatique). Diriger une banque, « c’est un travail d’acrobate. Nous sommes toujours sur un fil ! », illustre Marc Thiébault, le directeur général. « Il faut développer les recettes et savoir investir au bon moment sur le bon site : pour la création d’une agence ou pour l’installation de distributeurs automatiques de billets ». Dans ce dernier cas, « une étude d’implantation est réalisée pour chaque projet ». Ce type d’investissements serait mené « quand les concurrents n’en ont pas à proximité et que le village n’en est pas suffisamment doté… Les demandes émanent souvent des municipalités, ou des commerçants… » Parce que la Dupuy est une banque de proximité, le Directeur général se rend régulièrement sur le terrain pour voir les clients les plus importants, mais aussi pour prospecter avec les commerciaux… Car un manager doit aussi se soucier de son organisation interne : « pour diriger les hommes, il faut les connaître et pour les connaître, il faut les écouter ! Une entreprise doit savoir jouer collectif : qu’il n’y ait pas de fausse note, que tout le monde joue la même partition et que ce soit en mesure. Le tout sur le même tempo ! Marc Thiébault confie : « je m’attache à faire le point régulièrement avec les collaborateurs, notamment les nouveaux venus, qui sont très nombreux chez nous… Nous veillons à les faire progresser : en oeuvrant pour que leurs compétences collent au mieux aux besoins de l’entreprise ». Le « mélange des générations » serait un facteur de réussite : « les anciens apprennent le métier de la banque aux jeunes. Lesquels leur renvoient esprit critique et connaissance des technologies. Quand je recrute, je suis très attentif aux personnes qui ont d’autres centres d’intérêt que le boulot », indique ce passionné d’opéra et de lecture. L’ouverture d’esprit serait chez lui une qualité particulièrement recherchée…


" Pour diriger les hommes, il faut les connaître et les écouter "

Astuces Web

Les bienfaits de l’anti-virus

Comment lutter contre ces virus qui se prolifèrent sur le net ? Seul un anti-virus est capable de détecter la présence de ces programmes malveillants sur un ordinateur et de le désinfecter. Pour cela, il est très important de le mettre à jour… Sur securiser.com, vous trouverez actuellement un moteur d’anti-virus à jour, en ligne et gratuit, qui ne s’installe pas sur votre machine. Il vous permet, sans modifier vos paramètres système, de localiser et peut-être de détruire un ou plusieurs virus. « Chacun se pose la question de savoir quel est le meilleur anti-virus ? C’est un anti-virus à jour ! Ce qui les différencie les uns des autres est leur vitesse de détection. Car, tous ou presque peuvent désinfecter, mais en combien de temps ? Les anti-virus les plus primés cette année, avec une détection en une heure en moyenne, sont : Kaspersky et Bitdefender ».